Les contrôles de la chimie de mouillage

1) Qualité de l’eau (dureté).

Une bonne eau de mouillage en offset doit se situer entre 15 et 25 (°f) degré de dureté français, ce qui correspond à une eau ni trop dure, ni trop douce.

 

2) Potentiel d’hydrogène (pH).

Pour régénérer les sels hydrophiles de la plaque, la chimie de mouillage doit se situer entre 4,7 et 5,3 de pH.

- pH = 7 : eau neutre.

- pH > 7 : eau basique.

- pH < 7 : eau acide.

 

3) Conductivité.

Les additifs de mouillage sont tamponnés pour éviter les agressions acides ou basiques dues aux papiers, encres et autres agents extérieurs. Donc le seul contrôle du pH n’est plus suffisant car quelle que soit la quantité d’additif utilisé, le pH sera pratiquement toujours identique, c’est pourquoi il devient nécéssaire de contrôler la conductivité qui estimera le taux de concentration d’additif qui doit se situer entre 1200 et 1800 µ siemens pour une machine feuille et entre 2000 et 2500 µ siemens pour une presse rotative utilisant un substitut d’alcool.

 

4) Pourcentage d’alcool.

Machine utilisant de l’alcool isopropylique : Le pourcentage d’alcool ne doit surtout pas dépasser 12% dans la chimie de mouillage, l’idéal étant situé autour de 7%.

Machine utilisant un substitut d’alcool : Aujourd’hui, sur les presses rotatives, on a tendance à supprimer l’alcool et à le remplacer par un substitut d’alcool qui se trouve intégré dans l’additif de mouillage. Bien souvent, l’utilisation d’un substitut nécessite

Un traitement de l’eau (déminéralisation + osmose inverse), puis reminéralisation à faible dose pour ne pas rouler avec une eau trop pure, donc trop douce. Ces additifs comprenant des substituts d’alcool sont souvent plus acides que les additifs traditionnels et nécessitent donc de rouler avec une conductivité plus élevée se situant aux alentours de 2200 µsiemens

 

5) Température.

La température dans la piscine doit se situer autour de 10°C pour éviter l’évaporation de l’alcool soit 12°C maximum dans les bacs de mouillage. Descendre la température trop basse occasionnerait de la condensation sur les bacs de mouillage ainsi que sur les tuyauteries.

 

6) Tension superficelle.

La tension superficielle de la chimie de mouillage en offset doit se situer entre 34 et 42 dyne/cm, la valeur idéale étant à 38 dyne/cm.

La tension superficielle de l’eau du robinet est de 72,7 dyne/cm à 20 °

 
 
 

Il est possible également à l’aide d'une pipette, dite "Stalagmomètre" compte gouttes pour contrôler la tension superficielle de la chimie de mouillage afin de vérifier son pouvoir mouillant sur la plaque quelle que soit la chimie utilisée.
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La tension superficielle
 

Afin de contrôler l’efficacité de la solution de mouillage, il peut être utile de mesurer la tension superficielle.

Mais qu’est ce que la tension superficielle ? En schématisant, elle représente la force du liquide à se rétracter sur une surface plane.

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C’est pourquoi, la tension superficielle de la solution de mouillage doit être basse, afin de permettre un bon étalement sur les parties non imprimantes. C’est la raison pour laquelle on rajoute de l’alcool ou un substitut dans la solution de mouillage.

 

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La tension de surface se mesure à l'aide d'un stalagmomètre (voir notre fiche sur le stalagmomètre de Traube)

 


En résumé : Pour une bonne qualité de solution de mouillage :

 

• Dureté carbonatée comprise entre 15 et 25°f.

 

• Additif tamponné.

   

• pH situé entre 4,7 et 5,3.

 

• Conductivité située entre 1200 et 1800 µ siemens pour un mouillage à alcool isopropylique. 
  Conductivité située entre 2000 et 2500 µ siemens pour un mouillage à substitut d’alcool.

 

• Température à 12°C maximum dans les bacs de mouillage.

 

• Utilisation de l’alcool isopropylique inférieur ou égal à 10%.

 

• Tension superficielle située entre 34 et 42 Dyne/cm.

 
 

Composition et rôle des composants d’un additif de mouillage :

 

• Acide faible ou base faible : Régénération des sels hydrophiles de la plaque.

 

• Agents tensio-actifs : Bonne mouillabilité de la plaque avec un minimum d’eau.

 

• Additif de protection de la plaque : Éviter l’oxydation pendant les arrêts machine.

 

• Additif de nourrissage du blanchet : Limiter les montées en épaisseur.

 

• Fongicides : Éviter la formation de champignon.

 

• Bactéricides : Éviter le développement des bactéries.

 

• Algicides : Éviter la formation d’algues.

 

 


Stalagmomètre de Traube

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